Galerie du Pistolet d'Or - Achat et vente de tableaux

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Franz Van Montfort (Saint-Josse-ten-Noode, 1889 - 1980)

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Collection privée (pas à vendre)

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Franz Van Montfort est né le 28 janvier 1889 à Saint-Josse-ten-Noode. Enfant, Franz, fils d' Alphonse Van Montfort, artiste renommé qui décora la grande salle de l' Hôtel Métropole, sait qu'il veut être peintre: il a admiré, dans la rue, un cheval aux formes puissantes, et il rêve de le dessiner avec cette force expressive. En 1905, il entre à seize ans à l' Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles. Il y passera quatre années dans les ateliers d' Emile Fabry, Jean Delville, Van Strydonck, Herman Richir, Fernand Khnopff et Constant Montald. En 1910, il voyage en Hollande et, l'année suivante, en Italie où, bien entendu, il est grisé par les merveilles de Venise et de Florence. En 1913, il épouse Cécile Milbauer, une jeune fille tendre, intuitive, courageuse, très apte à le comprendre et à le soutenir, car elle va lui apporter son bon équilibre et sa vive curiosité pour les arts et le monde. Après la première guerre mondiale, il adhéra au climat intimiste et aux francs coups de pinceau de ses contemporains brabançons. Modelant personnages et objets en touches oblongues de caractère constructif, proche à cet égard de Jos Albert et de Jean Brusselmans, il aime comme eux les scènes domestiques et familiales: intérieurs ensoleillés, femme à sa toilette ou cousant, enfant jouant, natures mortes. Dans quelques œuvres peintes sur carton, Van Montfort adopte cette fois une technique nettement tachiste, d'apparence plus hasardeuse, pratiquant avec bonheur élisions et abréviations de l'image réaliste, ce qui le rapproche plus de Schirren. En 1918, Franz Van Montfort participe alors à une exposition d'ensemble organisée à la Galerie Giroux. Il compte parmi ses amis: Magritte, Pierre-Louis Flouquet et Pierre Bourgeois très attentif au vrai talent. C' est à cette période que comme plusieurs de ses compagnons brabançons, l'artiste va se laisser tenter momentanément par une schématisation de la forme d' esprit cubiste. Alors survient une grande rupture, non pas fondamentale dans l' œuvre, mais dans la vie du peintre. Après avoir enseigné à l' Académie de Nivelles, de 1921 à 1923, et vécu à Boisfort, au milieu des pruniers, des cerisiers et des pommiers, il décide de s'installer à Paris. Féerique et cruel mirage! Il y sera heureux, mais il y vivra à la limite du dénuement. Il quittera la lisière de la Forêt de Soignes sans se retourner. Son beau-fils, Alfred Brochard, écrira plus tard: "Ce jardin de Boisfort, il en a laissé des peintures éclatantes de lumière, de couleur, comme explosion de jeunesse. Il a été quitté parce que le mirage de Paris l' exigeait. Tout le restant de sa vie, il aura représenté pour lui le paradis perdu". Mais comment s'intégrer dans cet immense rucher, véritable Tour de Babel de l'art moderne? Il y demeura pendant 45 ans- jusqu' en 1968. Il s'y fera d'autres amis: Naum et Marcel Sluszny, Frans Hellens, Jean Cassou, Charles Vildrac, Isadora Duncan, Wanda Landowska. En 1924, il travaillera pour le couturier Poiret. Epris de liberté, il refusera un contrat de la galerie Bernheim, mais il restera fidèle, pendant une quarantaine d'années, au Salon des Indépendants. il vendra des œuvres au Gouvernement français et même à des collectionneurs américains. Franz van Montfort explorait non seulement sa planète intérieure, mais le creuset de sa palette. il était très attentif à la qualité de ses couleurs. Il se voulait soucieux de la durée de ses tons, de l' intégrité de la matière qu'il souhaitait comme le miroir défiant le temps. Il connaissait parfaitement la composition des couleurs. Ainsi la recherche de la lumière dans ses toiles grises provient, en partie, de ce que, pendant les années quarante, les couleurs se mélangeaient mal a cause des anilines. Toutes les disciplines l' ont intéressé, mais, c'est dans le dessin au crayon gras et dans la peinture à l'huile qu'il aimait le mieux s'exprimer. Il se méfia du cubisme, non sans effleurer l' angle droit, et tout en ressentant le charme de l' art-deco. Il n'aimait pas le surréalisme trop éloigné de l' interrogation plastique. La métaphysique l' inquiétait comme une forme de maniérisme littéraire. En fait, il n' était contre personne, mais il n' aurait jamais pris un train en marche: sa ferveur suffisait à sa peine. Franz Van Montfort n' a pas beaucoup parlé de son art. Il se méfiait des théories et des circuits balisés. Mais il ne lui échappait pas que chaque créateur est, à sa manière, un démiurge. Il se voyait aux prises avec la matière, "support magique"; plaque sensible aussi du souffle de l'esprit. Il accordait au visage - a la figure - un rôle prépondérant, comme à tout élément de la réalité chargé des frémissements de la vie. Silencieuse puissance, disait Delacroix, qui ne parle d'abord qu'aux yeux et qui gagne et s' empare de toutes les facultés de l'âme! Il assista avec étonnement à la montée de l' art abstrait. Il redoutait de voir cette option engager les peintres, surtout les plus fragiles, dans une marée informelle, peu propice à l' identification. L' âme seule, confia-t-il, décèle le vrai du faux, car elle est en intimité avec les profondeurs. Il ajoutait que la peinture devait avoir une signification lumineuse - ce trait de feu qui devait embraser le témoin-. En 1968, il rentre en Belgique et expose a la Galerie Brachot. Il mourut le 2 janvier 1980 en laissant aux siens une œuvre vaste couvrant plusieurs périodes où les recherches d' ordre esthétique et les choix humains s'imposaient avec une éclatante conviction.

Ce tableau a été vendu par la Galerie du Pistolet d'Or

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Ouvert le lundi, mardi, mercredi, vendredi et samedi de 14h30 à 19h.

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