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Andrée Bosquet (Pâturages, 1900 - 1980)

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ANDREE BOSQUET FACE A LA CRITIQUE

C'est comme un rappel du passé dans ces silhouettes dont les visages soutenus par un cou allongé sont inscrits dans un décor aux faïences fragiles. On retrouve d' ailleurs dans chaque toile d' Andrée Bosquet, cette blanche complainte du décor-paysage qui ajoute à la présence de toutes choses comme une juste noblesse. Petite exposition d'une grande artiste. Paul CASO, 1948

Une exposition au Palais des Beaux-Arts groupait, il n'y a pas bien longtemps, quelques peintres se réclamant plus ou moins du groupe "Nervia". Les paysages qu'ils exposaient étaient doux et clairs, embellis de poésie et de clarté. Ils évoquaient les aspects colorés et charmants du Brabant Wallon, ceux de la région de Wauthier-Braine, où vit toute une colonie d'artistes. Or de cet ensemble agréable et choisi, où les croquis de printemps et d'automne de Frans Depooter étaient parmi les meilleures pages, voici que deux ou trois peintures se détachèrent, s' exprimèrent en un langage différent de celui des autres et s'imposèrent à l' attention de ceux qui écoutent ce que disent les tableaux. C'étaient des figures d'un aspect curieux. Peintes dans des tons d'une harmonie rare et précieuse, et dessinées d'une façon à la fois sommaire et solide, elles apparaissaient dépourvues de coquetterie, mais dotées d'une extraordinaire franchise. C'était là quelque chose de bien attachant et de tout nouveau. L'auteur n'était pas connu ou ne l' était guère. Qu' apportait-il qui retenait soudain le visiteur, devenu plus attentif,et conquérait d'un coup sa sympathie? C' était, plus encore que la qualité exceptionnelle de la couleur, son humble et totale sincérité, justifiant la valeur "humaine" de son oeuvre; c' était quelque chose qui ne venait ni d'un enseignement reçu ni d' une influence acceptée, mais qui était un don inné -ce don qui fait les vrais, les seuls artistes. Andrée Bosquet, avec une autorité singulière, prenait place dans les rangs des meilleurs peintres de notre jeune école. Elle avait débuté avec modestie, car de même que dans son art, tout en elle est réserve et simplicité. Elle a suivi les cours de l' Académie de Mons, alors sous la direction d' Emile Motte dont elle n'a gardé aucune empreinte. Elle a beaucoup travaillé seule, et c'est ce qui laisse intactes la richesse et l' originalité de son art. Un autre portrait d'une émouvante loyauté (Musée de Gand) et des images d' enfants présentées avec tendresse laissent présager du développement de son oeuvre, de l' épanouissement prochain d'un art riche de sentiment, dédaigneux de toute formule et orienté vers les recherches les plus fécondes, celles qui se placent sous le signe de la vérité. Marguerite DE VIGNE. Conservateur aux Musees Royaux des Beaux-Arts, 1948

Andrée Bosquet est une de nos artistes qui a gardé le plus de sensibilité féminine: qu'elle peigne une nature morte, un portrait (qui est toujours une oeuvre dépassant de beaucoup la simple effigie) ou une scène plus libre, comme sa délicieuse petite toile "l' Escarpolette" , on retrouve toujours chez elle cette dignité, cette sobriété de tons et de facture, cette simplicité de composition et de sentiment extrêmement délicat qui font de toutes ses oeuvres un régal pour les yeux et pour l' âme. Henri Kerels, 1948

Andrée Bosquet se montre peu. Son art n'est guère répandu et cependant la notoriéte dont elle jouit, l' estime dont on l' entoure, prouvent qu'elle appartient a l' élite de notre peinture contemporaine. La gravité, la noblesse, la bonne grâce, la distinction et la réserve la plus délicate font le charme de cette peinture qui ne ressemble à aucune. Le place d' Andrée Bosquet est importante. Son oeuvre n' est pas abondante, aussi n' y trouve-t-on pas de déchets. On peut donc saluer, sans réserve, cette rare artiste. Stephane Rey, 1958

On reconnaîtrait un visage peint par Andrée Bosquet parmi cent autres. Bien sûr on ne peint pas avec de la poésie. Et parler de poésie à propos de peinture donne toujours l' air d' éluder dans la facilité l'analyse concrète. Mais comment faire autrement quand il s' agit de ces portraits où toute l'âme se réfugie dans les yeux et que dans le reste à la fois transparent, insaisissable et pourtant vivant, il y a comme une vapeur de rêve. mais aussi de chaleur humaine. Cela rayonne à la fois du visage et des valeurs de tons raffinés, mises avec une grande économie de moyens, sans une touche superflue. Tout est comme mêlé à la fluidité de l' air autant qu'à la qualité de l' âme. Mme Desprechins, 1958

BIOGRAPHIE

Bien que ses parents fussent montois, Andrée Bosquet est née a Tournai le 13 mars 1900 et décedée a La Louviere en 1980. Elle eut une enfance choyée. Son père, brillant mathématicien, enseignait à l'Ecole des Mines de Mons, mais consacrait tous ses loisirs à la musique et aux Beaux-arts. Il avait formé un quatuor auquel participa Frans Depooter et où Andrée jouait du piano. Fait rare avant la Première Guerre mondiale, il achetait des revues d'art et fit ainsi connaître à sa fille les grands peintres de son époque.

Après ses études primaires et secondaires à Mons, elle s'inscrit aux cours de pastel de Marguerite Putsage (1868-1946) dès l'âge de seize ans et de peinture et d'aquarelle chez Anto Carte.

Elle entre à l'Académie des Beaux-Arts de Mons, à une époque où l'on estimait que ce n'était pas un lieu à fréquenter pour une jeune fille de la bourgeoisie! Mais ses parents comprirent qu'il fallait la laisser aller vers sa vocation. A l'Académie, elle suit les cours de peinture et de dessin auprès d'Emile Motte, mais elle dit avoir beaucoup appris en autodidacte, avec ce souci de perfection qui la caractérisait. Elle commence à peindre vers 1920 - 1924, mais peu d'oeuvres nous restent connues de cette epoque.

En 1923, elle épouse Frans Depooter et, en 1926, ce dernier ayant décidé de ne plus travailler dans l'entreprise de son père, le jeune couple s'installe a Wauthier-Braine et se lance dans l' élevage avicole croyant que cette activité leur laisserait du temps pour peindre. Mais ils durent vite dechanter et ne purent reprendre sérieusement la peinture qu'après 1930.

Andrée avait alors trente ans. Tout en assumant ses occupations ménagères, jardinières, maternelles et d'épouse, elle trouva le temps de reprendre ses pinceaux et ses crayons et fusains, car elle dessinait beaucoup et n'entreprenait jamais une peinture sans plusieurs esquisses préalables.

Sa fille Louise nous racontait qu'elle aimait travailler en solitaire, restant à l' écart de toute école, de toute nouvelle tendance. Elle oeuvrait avec sérieux, observant, réflechissant, approfondissant et reprenant plusieurs fois le même sujet, dans son atelier qui était pour elle un havre de paix où régnait une atmosphère de recueillement, tout en écoutant, en sourdine, de la musique classique.

Modeste et discrète, elle exposa peu mais participa, dès 1934-1935, à des salons d'ensemble au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, aux Salons quadriennaux de Liège et de Gand. Elle exposa encore avec les groupes Nervia (1936) et Le Bon Vouloir.

Elle eut aussi des expositions personnelles en 1939, à la galerie Breughel, au Cheval de Verre, et au Mont-des-Arts à Bruxelles après 1945. Des expositions rétrospectives (avec F. Depooter) se tinrent au Chateau du Karreveld à Molenbeek-Saint-Jean (Bruxelles) en 1989, au Musée Ianchelevici en 1989 et une grande rétrospective de son oeuvre eut lieu au Musée des Beaux-Arts de Mons en 1992.

Ses oeuvres se retrouvent dans les musées des Beaux-Arts de Mons, de Gand, de Liège, d' Ixelles, de La Louvière, dans les collections de la Commune de Molenbeek-Saint-Jean et d' Uccle, de la Province de Brabant et de la province de Hainaut et dans les collections de l' Etat belge.

Andrée Bosquet a recu le Prix de l' Académie Royale de Belgique en 1963. Elle fut membre de l' Association internationale des Arts plastiques, du cercle Le Bon Vouloir à Mons et des Amis de L'Art à La Louvière. Elle est chevalier de l' Ordre de Léopold II.

L'art et la personnalité d'Andrée Bosquet s'inscrivent hors des clivages, hors des écoles définies par la critique ou l' historien. Le monde qu'elle a créé n'est pas passé par des balbutiements. Il a jailli spontanément d'une sensibilité rare, d'un "état de grâce" : c'est la poésie faite peintre. Poésie-peinture.... peinture-poésie, cela pourrait toucher au symbolisme, si ce dernier n'était si fortement attaché aux idées littéraires, à l' inconscient, aux souvenirs romantiques... Andrée Bosquet vit dans un univers transfiguré par sa vision illuminée qui s'exprime par une technique modulée et dans des compositions toujours cohérentes. Jean Cadiran parle de l'économie de l' artiste et Robert Liard décrit parfaitement sa technique picturale: "Elle l' entreprend par des travaux d'approche et travaille en profondeur pour dégager un maximum de simplifications formelles. La couleur suggère en des demi-teintes délicates, blondes, dorées, brunes et grises, soutenue par un dessin écrit avec fermeté... Elle arrive à une espèce de communion entre la vérite intérieure de son modèle et une importante somme de poésie."

A propos d' Andrée Bosquet, Paul Caso évoque l'art de Van de Woestyne et la rencontre avec l'oeuvre de Carrière. Mais il semble qu'il y ait là simple parenté, l' une dans la technique, l' autre dans l'inspiration. Par ailleurs, l' Italie et les paysages du Quattrocento semble avoir marqué la sobrieté de ses propres paysages et de sa palette. D'autres part, on peut se demander si le contact avec le groupe Nervia, dont Frans Depooter était membre actif, n'a pas eu un lien ténu avec l'atmosphère élégiaque de l'artiste? Certains ont pu dire que son art était naÏf. A tort, car sa technique est le résultat d'un aboutissement et cette "naïveté", si il y avait, résiderait plutôt dans la fraîcheur de coeur et d'esprit que l' artiste a su garder tout au long de sa vie et qui transparaît dans sa peinture. Andrée Bosquet est avant tout une coloriste et c'est là que se situe un aspect de l' unité de son oeuvre. En effet, les coloris sont toujours extrêmement nuancés, jamais de tons violents, ni criards ni purs, bien qu' une note vive, ou acide, ou encore un noir profond viennent accentuer l' ensemble. Mais toujours dans ses toiles, règnera une harmonie de demi-teintes délicates et lumineuses, aux subtilités chromatiques discrètes. L'on a pu dire à ce propos que c' était là le propre d'un art féminin. On ne peut que se réjouir alors de cette douceur sans fadeur, de cette finesse de coloris, d'une palette qui, au fil du temps, ira en s'éclaircissant et sur laquelle les tons pastels de vert amande, de blanc nacré, de bleu passé, de blond ocré s'harmoniseront d'une manière éblouissante.

Un autre aspect de cette très grande unite, qui se retrouve aussi à travers toute son oeuvre, est le choix des sujets: la figure. Si les enfants ont été ses modèles privilegiés, particulièrement de jeune villageois de Wauthier-Braine, sa fille surtout et plus tard, ses petits-enfants seront ses sources d'inspiration favorites.

Enfin deux autres caractéristiques qui resteront constantes dans son oeuvre est d'une part, son grand dépouillement; l'artiste va à l' essentiel, sans détails inutiles ou anecdotiques, dans un grand souci de simplification, d' épuration qui ira en s'accentuant avec le temps et, d'autres part, le dernier aspect est cette profonde spiritualité qui imprègne toute sa production et la transfigure: une atmosphère insolite, dérangeante parfois, mais toujours paisible.

ANDREE BOSQUET PAR PIERRE DUMON DANS "NOUVELLE BIOGRAPHIE NATIONALE" - EXTRAIT DU TOME 10 - BRUXELLES, 2010 - ACADEMIE ROYALE DE BELGIQUE.

Andrée Bosquet, artiste peintre née à Tournai le 13 mars 1900, décédée à La Louvière le 27 juin 1980.

Andrée Bosquet passa son enfance et sa jeunesse à Mons et grandit dans un milieu particulièrement cultivé, humaniste et progressiste, très ouvert à la musique et aux beaux-arts. Ce climat combien enrichissant devait marquer la jeune Andrée pour toute sa vie. Attirée par la peinture, elle suit des cours à l'Académie des beaux-arts de Mon, de 1919 à 1922, fréquentant les ateliers de Marguerite Putsage (pastel) et Emile Motte (peinture).

C'est à l'Académie de Mons qu'elle rencontre le jeune peintre Frans Depooter, qu'elle épouse en 1923. Les jeunes mariés acquièrent à Wauthier-Braine, dans le Brabant wallon, sur une colline verdoyante, une maison isolée et dépourvue de confort. Le couple espère vivre d'une exploitation avicole mais les rendements sont faibles, malgrè un travail épuisant, qui enlève presque toute possibilité de s'adonner à leur art. Aussi, en 1930, à la naissance de leur fille Louise, revendent-ils leur exploitation. Le mari a entre-temps obtenu un poste de professeur dans l'enseignement artistique. Andrée Bosquet partagera désormais son temps entre l'éducation de sa fille, son ménage et son art, dans une atmosphère de grande intimité familiale. Mais ce n'est pas une vie de reclus; des peintres amis s'étaient installés dans leurs environs proches: Léon Navez, Léon Devos, Anto Carte, Pierre Paulus, William Paerels. Les rencontres entre artistes se faisaient dans un climat particulièrement cordial et propice à la création artistique. Frans Depooter fur, en 1928, cofondateur du groupe Nervia, dont Andrée Bosquet fut souvent l'invitée.

Ses premières œuvres montrent bien l'influence de son aîné Anto Carte, mais Andrée Bosquet met bien vite au point sa propre formule artistique. Il n'y aura pas non plus influence d'un époux sur l'autre, mais échange fécond, dans un souci commun de recherche artistique. Andrée Bosquet peignit essentiellement des portraits, des compositions mettant en scène un personnage -le plus souvent un enfant ou un adolescent- dans un cadre donné, un très grand nombre de bouquets et de natures mortes, et quelques paysages.

C'était une artiste dans la pleine acceptation du terme, travaillant pour l'art, sans se préoccuper des contingences. Chaque toile est précédée d'une longue méditation et donne lieu à plusieurs esquisses. L souci de composition et de simplification est primordial. Recherche de l'âme, tant des personnages que des objets. D'où cette impression de vie, de contact avec le sujet, qui rend ses œuvres si attachantes. Il est vrai qu'on y retrouve l'esprit des peintres de la première Renaissance italienne, le mysticisme en moins, mais en tout cas avec cette vision de l'être humain considéré comme une fin en soi. Les premiers portraits sont empreints d'une limière vaporeuse à quoi se combine la douceur des coloris.

1950 est le début de la période de maturité de l'artiste. Les portraits sont de plus en plus dépouillés, Andrée Bosquet laissant tomber l'ombre portée par les sujets. Les compositions, dont tous les éléments s'équilibrent, offrent une grande impression de sérénité. Les natures mortes, sur lesquelles l'artiste pose un regard plongeant frappent toujours par leur côté expressif. Mais c'est peut-être dans les bouquets qu'apparaissent le mieux toute la délicatesse et la sensibilité raffinées de l'artiste. Par ses paysages, elle semble avoir voulu capter la beauté du monde, dont elle nous confie sa vision émerveillée.

Andrée Bosquet a fait peu d'expositions personnelles, mais a participé à de nombreux salons d'ensemble. Elle a obtenu, en 1963, le prix Cherles Caty de l'Académie royale de Belgique et en 1971, le prix Claire Sauté de la Ville de Mons. Des œuvres de l'artiste sont conservées dans plusieurs musées des beaux-arts belges: à Bruxelles, Charleroi, Gand, Ixelles, La Louvière, Mons; dans le patrimoine de la Communauté française, des provinces de Brabant et de Hainaut, des communes de Molenbeek-Saint-Jean, Schaerbeek et Uccle.

 

BIBLIOGRAPHIE:

andreebosquet.jpg (217852 octets)  "Andrée Bosquet, un coin de planète bien a elle...", Paul Caso, Bruxelles, les éditeurs d'Art Associés, 1984, 90 pages.

depooterbosquet.jpg (153059 octets)  "Frans DePooter et Andrée Bosquet", rétrospective a l'Hotel communal de Schaerbeek du 21 octobre au 20 novembre 1994, 47 pages

Galerie du Pistolet d'Or rue du Hautbois, 35 - 7000 Mons

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Ouvert le lundi, mardi, mercredi, vendredi et samedi de 14h30 à 19h.

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